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02/04/2015

L'Art Conceptuel (bribes et réflexions variées)

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L’Art Conceptuel ;

On sait qu’aujourd’hui l’Art est un grand mot, qui recoupe et regroupe des idées, des formes et pensées très larges et très variées. Mais la question qui m’interroge dans ce sujet, est plutôt celle du concept.

Le conceptuel, est un acte de conception qui concerne toute sorte de pensée abstraite quelle quelle soit. Le concept est une représentation mentale, abstraite est générale munie d’un support verbale. On peut noter ici deux notions importantes, celle de l’abstrait ouvrant un champ de pensée infinie. L’important dans l’art conceptuel serait-il l’expression orale ou écrite du concept ?

Il a pris naissance dans deux choses : le ready-made de Marcel Duchamp l’art minimal (dont il s’inspire beaucoup) Comme on peut l’observer dans le travail de Sol LeWitt :

L’art conceptuel ne donne pas d’importance concrète aux propriétés des objets ou des oeuvres. Il est une vision de l’art, une image mentale de l’art, qui devient forme au travers du concept. La pensée dépasse la forme. Comme l’as dit Léonard de Vinci, l’Art est « cosa mentale ».

Cette réflexion et ces recherches me mène a me poser une question, l’art conceptuel à t’il (dans le fond, ou dans la forme) transformé l’art contemporain ? Cet extrait de René Denizot, La limite du concept : « l’art conceptuel présentant l’art sous la forme du concept est le thème par excellence de l’art puisqu’en portant l’art au concept, il le fait advenir à la forme qu’il est, dans la forme qu’il a », m’as fait réfléchir et me semble être d’une grand cohérence. Puisque s’il on observe la définition d’une idée on peut noter cette une frontière avec la notion de concept : une idée est ce que l’esprit conçois, ce qui n’existe que dans l’esprit… Elle prend alors naissance de la même manière que le concept, en serait-elle tout simplement le départ ? Mais quel artiste aujourd’hui pourrait-il dire que : créer, penser, et produire de l’art ne sont pas naturellement les suite d’une idée. L’art n’existe pas sans la pensée, et la pensée sert à produire des formes. J’expérimente dans mes études aujourd’hui le fait que chacune de mes oeuvres est la naissance d’une idée, de quelque chose que je conçois mentalement. Ce que je cherche à produire dans l’art je le perçois auparavant et le pense. Mais est-ce pour autant un concept ?

Peut être que la chose la plus importante dans cette notion est l’absence de nécessité d’objet fini. Comme le dit Joseph Kosuth « L’idée de l’art, et l’art sont la même chose » , il est donc important de noter que l’idée = les croquis, les ébauches de l’oeuvre = les photos de l’oeuvre = l’oeuvre elle même.

09/03/2015

Pascale, Références (Diverses et variées)

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Je pense que simplement mes références extérieurs, sont liés à des gens et des événements, ce sont des instants, du vécu.

Il y a quatre éléments essentiels dans mes références :

La vie (le gros mot) : violence de ce qu'elle est. Tout étant principalement liés au personnes qui nous entourent

Les Films : les histoires "vraies" oui qui peuvent le sembler et les personnages torturés principalement

Lars Von Trier (Nymphomaniac Vol I, Melancholia, Antechrist) pour la beauté, l'efficacité de ses images et la complexité de ces personnages
Felix Van Groeningen (Alabama Monroe) pour le montage du film et les images sublimes
Sean Durkin (Martha Marcy May Marlen) pour la violence de l'histoire et du personnage principale
Terrence Malick (The Three Of Life) pour tout ce qui le compose mais surtout le lien entre les sons, les voix et les images

Les Séries TVs : ici je parlerais plutôt du coté naïf et fantasmé des série américaines. Autant sur la jeunesse, la vie quotidienne ou les enquêtes policières.

Homeland, pour son rapport à la réalité et la violence qui en ressort, ainsi que la complexité du personnage principale
Games Of Thrones, pour être capable de m'avoir rendu addict a de la pure fiction
Broadchurch (Merci Eva), pour son scénario agréablement tordu et ces images très cinématographiques
New Girl, pour la dose de fille et d'humour, et la projection naïve d'une certaine réalité

Les Emissionts TVs : et plus particulièrement le coté pathétique de la Télé-Réalité, cette espèce de mise en scène d'un quelconque quotidien et ce jeu de rôle entre les personnes.

Toutes ces choses sont principalement lié, à l'être humain en général. Aux gens, a ce qu'ils sont, à l'importance qu'ils ont dans nos vies et à l'impact qu'ils ont dessus. A ceux qu'ils peuvent être, ou devenir.

Mais il y a une deuxième chose très importantes dans les choses qui me marque, ce sont les images. Ce serait plus une question d'esthétique, celles des paysages, celle des corps. Ce qu'on peut appeler les "beaux-moments". Ces instants ou l'on s'extirpe de l'instant vécu, qu'on prend du recul et qu'on observe, que l'on contemple le moment que l'on vit. Il y a dans cette réflexion la, la naissance de mon intérêt pour la perspective, l'horizon, l'absence de fin concrète. Le fait qu'on puisse être entourée, mais noyé dans une telle immensité, qu'on est plongé dans cette grande solitude. Ou peut-être est-ce juste un besoin personnel, d'être seule, même si il y a des gens autour. En dernier les choses qui me marque et reste des éléments qui compose ma réflexion, sont plutôt liés a des sensations. Aux choses qui m'effraie, qui m'impressionne ou que je ne contrôle pas. Peut-etre simplement, la perte de contrôle. Le fait d'être face a des choses inconnues, qu'on ne maitrise pas et que l'on subit. D'ou la perte de pouvoir sur ce que l'on ressent ou perçoit.

18/12/2014

Compte-rendu, Pascale (3)

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1. Jean-Luc est de retour, et le travail profite donc d'une belle remise en question. Je lui ai montré les vidéos, on a discuté, et il s'avère que les premières images que j'avais produit étaient les plus intéressantes. J'ai donc fait le choix de produire de nouvelles images allant dans ce sens. A ce jour la vidéo est fini.

Capture_d_ecran_2014-12-18_a_18.58.28.png J'ai pu retrouver ce que je voulais montrer, les spasmes du corps, la jouissance et à la foi cette étrangeté et ce malaise liés a l'encre noir. Du coup le projet sera composé de trois images, une vidéo ainsi que deux images fixes.

2.Oubliés l'édition, oubliés les photos encrées, les gravures ne seront plus sur du papier, mais seront directement reliés aux images dont je parlais précédemment. Lorsque l'on as des rapports sexuels, on connait bien le petit mouchoir pas très glamour dont on se sert pour éviter les taches. Et bien pour mes vidéos je m'en servais pour éviter que l'encre ne coule partout. Je les ai donc collectés et fais sécher à plat. J'ai ensuite fais des gravures sur ce médium. Ainsi nous ne sommes plus simplement dans une reproduction, mais plutôt dans des images qui s'impriment délicatement et se dessine au travers des taches.
Du fantasme dans le fantasme. De la jouissance au mal-être.

11/12/2014

Compte-rendu, Pascale (2)

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1. Bref, tous les projets avançant les uns avec les autres, tout s'entremêlent et certaines choses s'effondre pour mieux se reconstruire. Alors oublions, miniatures et calamars vivants.
Aujourd'hui le projet est tout autre.

Capture_d_ecran_2014-12-11_a_17.05.12.png Je suis allez au musée de la mer dans le but de filmer Mr Poulpe dans son aquarium, mais il m'as nargué bien caché dans son trou. Alors pour me distraire j'ai filmé ses voisines, les anémones de mer. Je leur ai trouvé bien plus de classe et d'élégance, et la manière qu'elles ont de se mouvoir m'as donné envie de produire des images.
Le but aujourd'hui est de produire une sculpture d'un corps gisant et de venir projeter sur son corps, ces anémones bleutées en prolifération. J'ai donc utilisé un mannequin en pied que je vais vêtir d'une combinaison blanche et d'un masque (la pêcheuse). Ensuite du latex teinté (noir et bleu) sera coulé autour du mannequin de manière a piéger et agripper le corps. Puis la vidéo des anémones (en prolifération) sera projeté sur cet écran/sculpture.

2. Quand aux gravures elles ont bien avancées, je vais en faire une édition. Je présenterais au final, les quatre photographies qui ont servies a la création des gravures accrochés au mur. Je les ai collectés après les avoir encrées et gravées.
L'impact est plus fort sur ces images car nous ne sommes plus dans la simple représentation mais dans une confrontation direct entre la photographie, le dessin et l'encre.

3. La vidéo de la femme fontaine, est plus complexe que prévu, j'ai produit des images, j'ai fait un ou deux premiers montages, mais ce qu'il en ressort est très différent de ce qui devait se produire.

Capture_d_ecran_2014-12-11_a_17.08.42.png
Il faut croire que ma morale as retiré toute entité érotique et ou fantasmatique dans ces images.
Je me pose donc actuellement une question, ai-je produit ce que je désirais ? L'intervention de mon sens moral est-il une qualité ou un défaut. Est-ce subit ou choisi ?

4. Il y a aussi cette image du cimetière de Portbou, celle d'une concession vide au milieu de laquelle deux plantes surgissait du sol pour signifier la vie. Apres avoir pris possession du sujet de Vincent sur l'Espace, j'ai regarde cette image. La, grande déception, j'ai eu beau m'appliquer à l'éviter, c'est un échec, on ne voit pas les plantes derrière la vitre seulement le reflet de tout ce qu'il y avait en face.
Tenant a ces plantes plus qu'a autres choses j'ai décidé de réaliser un parallélépipède en Plexiglas (pour la transparence) au dimension de cette concession. Viendrons alors surgir ces plantes sculptés en béton (comme fossilisées), comme figées au centre de ce volume.

ps : eva m'as dit que j'avais fait une faute mais je la vois pas ! Alors Sorry

10/11/2014

Compte-rendu, Pascale

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1. En premier lieu je reviens sur un truc que j'ai lu et qui ne m'as ni surpris, ni choqué mais plutôt rappelé quelques débats passés ;

Jeff Koons, 1992, Three Puppies (MOCA, LA) IMG_5342.JPG

"For me, the process of making my work is a very moral activity. As i said, i want people to trust in the object and the fact that i've tried to create something of value. Therefore, the object needs to be crafted to the highest level. Craft is a tool and a form of value that people can believe in." Cette phrase m'as bien fait rire lorsque je l'ai lu, et je me suis juste dit que le simple fait qu'il écrive noir sur blanc était comme avoué son "arnaque" au public. Mais une arnaque qui fonctionne. Et du coup comme tout le reste, ça passe comme une lettre à la poste, genre je vous fait croire que je fait des choses de grande valeur grâce a l'esthétique, je vous le dit clairement et vous en voulez encore.

2. Au début du mois d'Octobre j'ai regardé Enemy, de Denis Villeneuve. Film sacrément perturbant, et qui laisse quelques incertitudes sur sa compréhension. Une des phrases du début du film, nous en avertit : "Chaos is order yet undeciphered". Direct, film sur pause, je note cette phrase . Il s'avère que cette phrase est inspirée du même endroit que le film, le livre de José Saramago - The Double "“Chaos is merely order waiting to be deciphered".
Alors pouvons nous comprendre les choses seulement lorsqu'on sait comment les déchiffrer ?

Le Chaos, d'après la mythologie grecque, est l'entité primordiale d'ou nait l'univers ; une profondeur béante, sans orientation...Chaos engendra la naissance de Gaia, de l'univers et tout ce qui s'en suit.
Le Chaos est un instant en attente constante, tournant en rond...
Le Chaos est une absence de matière dans une zone spatiale, il ne peut exister, c'est une pure et simple étendue sans repère physiques.
Le Chaos est l'absence de tout.
Alors comment le représenter ?
Je travaille sur ce terme pour le sujet de projection avec Bernard. Mais la mise en image de ce que ça représente est sacrément complexe. (A suivre)

3. Après les réflexions lié à l'arrivée de Jean Luc Verna, et au fantasme sexuel, je me suis retrouvé face à ça :

Le rêve de la femme du pêcheur, Hokusaï hokusai_la_femme_du_p_cheur.jpg
Première réaction, regarder un poulpe qui crache de l'encre sur youtube (pas très courant comme vidéo). Puis une idée m'est venue, celle de faire une vidéo d'une femme qui lorsqu'elle jouit sécrète de l'encre...
Pour donner du sens a tout ça j'ai essayé de m'intéresser a tout ce a quoi ça touche :
- le Hentaï (manga porno japonais), à la base ce terme veut simplement parler de transformation, métamorphose et de perversion.
- l'Humeur Noire, lié a la mélancolie et à la tristesse, au fait de se sentir "déjà mort". La bile noire étant la tristesse exclusive au Génie.
- Poulpe = polypous = plusieurs pieds. Fantasme d'un contact charnel démultiplié.
- Ce tableau illustre la légende de Tamori, La pêcheuse de perles. On en trouve plusieurs versions, il est dit que Hokusaï a voulu représenter cette femme qui vole le diamant du roi des mers, et les pieuvres seraient envoyé par ce dernier pour récupérer le trésor.
Mais lorsqu'on tache d'en lire un peu plus sur cette légende on lit que : Le dragon a volé une pierre a l'empereur et que cette pêcheuse "Ama" est envoyé par son mari pour volé ce diamant, et se fait pourchasser par ce dragon roi des mers, pour éviter qu'il la rattrape, elle se coupe la poitrine et y insert le trésor. Le sang faisant fuir le roi, elle arrive jusqu'au bateau montre sa cachette a son mari et meurt juste après.
- Les tentacules sont très utilisés au japon car elles permettent d'éviter la censure qui interdit la visualisation d'un pénis.
- Le shintoïsme : dans cette religion le sexe est vu comme un moment de joie, il y a très peu d'interdit et de tabous. Il est dit que c'est en faisant l'amour que les divinités ont crées le monde. Jusqu'en 1618 ou la censure apparait, naissent alors des interdits et des risques d'emprisonnement. Il y a dans toute la culture japonaise cette espèce d'incohérence entre le fait de cacher les parties génitales avec des mosaïques, et de fabriquer des pornos qui parle de viols, ou de sexe avec des "presques" enfants. Car oui la majorité sexuelle la bas est de 13 ans.
Bref, j'aimerais arriver a mêler tout ses éléments dans mon projet. De même cette légende, fait naitre en moi des images pour le travail avec Fabien et Chantal...(A suivre)

14/01/2014

Marcel Duchamp, Pascale

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En 1917 s'ouvre le premier Armory Show. Marcel Duchamp, grand artiste dadaïste, voulant participer à un événement véritablement avant-gardiste teste son dispositif de l'urinoir. Il fut refusé. Cent ans plus tard, cette manière de penser l'art, est devenue la norme.
Marcel Duchamp a fait naitre le ready-made, qui ne sont autres que des œuvres qui se « moquent » de l’histoire de l'art, de la raison, et de la main du peintre. Aujourd'hui, lui et bien d'autres, sont devenus les icônes de l'art conceptuel, et des modèles pour bien des générations. Ils ont instauré l'art transgressif et en on fait une manière de penser : une œuvre d'art peut-être laide, manufacturée, elle peut n’être qu'un concept, ou encore être tout et n'importe quoi, tant qu'elle à un sens, qu'elle envoie un message.
Nous sommes donc tous, nous étudiants en école d'art, les artistes d'hier et d'aujourd'hui, l'héritage de Marcel Duchamp de ce qu'il à créé et qui perdure encore.

Jeff Koons est donc l'artiste qu'il est sans doute grâce à cette histoire qu'a écrite Duchamp. Puisque sa démarche n'es pas celle d'un artiste peintre bien rangé dans l'académisme d'époque mais celle d'un artiste contemporain qui transforme ses idées, n'importe lesquelles en art. Que ce soit un chien (ballon) en métal, des fleurs (qui s'envolent) en métal aussi, des fausses affiches de film reprenant des tableaux de grands peintres… Mais au final c'est ce qu'il fait peut-être de lui un héritier digne de ce nom, c'est le fait qu'il es créé sa "machine". Il à fait de l'art son moyen d'expression, il à mis la main sur l'art contemporain, et l'as glissé dans sa poche. Il a su intelligemment faire ce qu'as eu fait M.Duchamp en son temps, il a instauré son système. Il fabrique (et/ou fait fabriquer) des oeuvres qui sont vendus à des prix exorbitants, parce qu'il trouve des clients. Il a fait de l'art son commerce. Et même si ses oeuvres ou ses intentions peuvent être discuté, il à révolutionné à sa façon le monde de l'art. Il permettra comme d'autre avant lui d'ouvrir encore un peu plus la définition d'oeuvre d'art - mais alors jusqu'où iront les artistes de demain ?

11/12/2013

La peur, Fabien

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19/11/2013

Croquis Perspective, Marc

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ChampHorsChamp, Eric

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18/11/2013

Compte-rendu, Pascale

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D'après la morale Platonienne, ce qui est Bien, est forcément Beau et forcément Vrai. A ce moment la, la valeur de l'art attrait a des critères de validations moraux et formels. Exemple de l'Homme de Vitruve, de Léonard de Vinci, ou l'on cherche a trouvé et définir les proportions parfaites du corps humain. Au fil du temps, ces critères n'ont pas disparus mais sont devenus des outils, des prétextes pour parler d'autres choses (comme l'érotisme chez Ingres et Cabanel), ou encore des sujets de controverses qui leur ont permis de parler de l'hypocrisie sociale. Le beau, n'est plus chaste mais vertueux. La dénonciation de cette hypocrisie faites par des peintres comme Manet ou Courbet n'est pas innocente, c'est un choix de jouer avec la notion de valeur d'une oeuvre, d'en tirer les ficelles une fois qu'on les as trouvés et de pouvoir de ce fait positionner leurs oeuvres dans le monde l'art. Ainsi lui et d'autres artistes n'ayant pas rempli les critères du Salon officiel, se sont appliqués collectivement a créer le Salon des refusés et a y exposer leur travaux. Leur permettant de faire exister leur travail et leur pensée, malgré les critères de Beau et de Bien de l'époque.

22/10/2013

Le héros, Marie Cosnay.

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Des coups de poing. Le froid de la lame.
Un peu plus vers la fin. Je monte sur scène
Le dernier train

Les soirs de drame. Trouver la flemme
Toucher les femmes. Qui me crient qu'elles m'aiment
Je ne sais rien

C'est pour ça qu'aujourd'hui
Je ne suis pas un héros
Mes faux pas. Faut pas croire.
Je ne suis pas un héros

Les cris de femmes. S'accrochent à mes larmes
Porter tous mes chagrins. Je me dis qu'elles rêvent
Ca leur fait du bien.

À coups de poing. J'ai trouvé la flamme
Pour mourir célèbre.
Il ne faut rien emporter.

C'est pour ça qu'aujourd'hui

Je ne suis pas un héros
Mes faux pas. Faut pas croire.

NOYADE, Eric

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16/10/2013

Berlin Alexanderplatz, Marie Cosnay

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Le jour va se lever, il faut tenter de fuir.

Elle cours. Ce n'est pas un des ces instants perdus a compter le temps. La lumière l'aveugle. Le paysage la noie. Le silence l'assourdit. Seul son souffle perdure au travers des pas. Et son souffle l'arrête

(Asphyxie).

Il n'y a qu'elle, au milieu de nulle part, son regard se perd.
« Que fait tu ma pauvre ? »

(Putin de désert, putin de cailloux)

Ni construction, ni végétation, ni vie, ni souffle. Nulle chose.
Mais elle n'as pas le temps, elle ne peut s'arrêter. La fuite est une quête, et elle s'arrête seulement lorsqu'on a atteint son but.
« Alors vas-y, va donc chercher ce qu'il t'appartient de vivre »
Elle avance alors d'un pas pressé, haletant tel un chien fatigué. Fasciné et effrayé. Perdue dans un endroit si vaste qu'on ne verrait qu'elle. Elle avance, sans direction prédéfini. Elle guette le moindre signe de vie, hésitant entre l’excitation et la peur.
« S'ils te trouvent t'es foutue, avance, avance aussi loin que tu peux »
La nuit tombe petit à petit.

(Plus de notion du temps) 

Ce soir il n'y aura ni oreiller, ni couverture, ce sera elle et le bruissements des cailloux sous ses pieds. Elle perçoit dans l'obscurité naissante quelques arbres au loin, les bribes d'un souffle de vie. Elle en fait sa destination. La fatigue la rattrape peu à peu.
1 mon corps ne suit plus
2 mon esprit ne suit plus
Rien ne peut la retenir de s'effondrer sur le sol. Elle dormira la sur l'inconfortable lit de cailloux que ce paysage lui offre, dans sa petite robe blanche. La lumière fait son retour, elle se relève dans la douleur de la nuit passé. Il faut avancé. Elle reprend ses pas, l'un après l'autre.

(Le rythme est intense)

« t'es perdue ma pauvre, t'es seule et t'es perdue »
Elle approche enfin ces fameux arbres, il lui faut monter une bute, ses pieds sont abimés, ils lui font mal.
La tête dans ses pensées elle ne perçoit pas cette bande grise qui sillonne tout a coup le paysage, une route se dessine. Il n'y a toujours personne mais il y a ce chemin, qui devrait bien la mener quelque part.

(Il n'y a toujours rien autour)

Elle décide alors de marcher le long de cette route, la peur au ventre.
« T'es une proie facile maintenant. Tu es à vue. »
Elle avance alors comme elle l'as fait depuis deux nuits et un jour maintenant, ses pieds se reposent sur les graviers. Elle a perdu la notion du temps il y a bien longtemps, elle s'affaiblit. Elle ne porte même plus sa tête. Elle voit seulement ses pieds suivre les sillons.
3 Je n'ai toujours pas retrouvé mon esprit
4 Je ne ne suis plus maître de mon corps
Quand elle décide de lever la tête, c'est dans la plus grande crainte, ses yeux mettent une éternité à découvrir l'horizon. Mais la stupeur, devant elle, une silhouette se dessine, avançant tout comme elle. Elle ne perçoit pas la similitude entre elle et cette autre personne. Elle ne perçoit plus rien. Elle ne réfléchit plus, elle court, elle veut à tout prix rattraper cette personne. Mais lorsqu'elle presse le pas, l'autre, au loin fait de même. Elle accélère alors la cadence, mais rien n'y fait... 
« M'as t'elle vu ? Pourquoi cours t'elle ? »
Elle freine alors tentant de se faire discrète mais la silhouette se démultiplient au loin, elles ont toute l'air de se fuir l'une l'autre. Dans un dernier espoir, elle se mit a courir de toute ses forces, aussi vite que son état le lui permettait, mais rien n'y fait, les gens fuit, les images fuit, la nuit tombe a nouveau, le décor s'éteint, la clef tourne, elle tourne encore.

(Comme tout les matins, deux petits cachetons)


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12/10/2013

A la recherche du temps perdu, Marcel Proust.

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Je me couche, il est tôt.

Mes yeux se ferment. Si vite. Déjà le sommeil m'éveille. Je pose mon livre, j’éteins ma lumière. Je me sens comme cette Eglise, ce quatuor dont parle mon livre. Cette croyance survit à mon réveil. Les pensées d'une existence antérieure. Le sujet du livre se détache enfin de moi. Je recouvre la vue. Obscurité. Repos. Mes yeux. Mon esprit. Je me demande quelle heure il est. Le sifflement des trains. Le chant d'un oiseau. L'étendue déserte. Le voyageur. Le petit chemin. L'excitation. Le silence de la nuit. La douceur prochaine du retour.

Les joues de notre enfance. Il est minuit.

19/07/2013

Roland Barthes - La chambre claire (Note sur la photographie)

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PRISE DE NOTE :

je voulais à tout prix savoir ce qu'elle était "en soi"

ce que la photographie reproduit à l'infini n'a eu lieu qu'une fois : elle répète mécaniquement ce qui ne pourra jamais plus se répéter existentiellement.

elle ramène toujours le corpus dont j'ai besoin au corps que je vois

elle point du doigt un certain vis-à-vis

la photographie emporte toujours son référent avec elle, tout deux frappés de la même immobilité

une photo est toujours invisible ce n'est pas elle qu'on voit

celles dont j'étais sur qu'elles existaient pour moi

trois pratiques/émotions/intentions : faire, subir, regarder

le retour du mort

la photographie de l'Operator était liée au contraire à la vision découpée par le trou de serrure de la camera obscura

je ne sais comment agir de l'intérieur de ma peau

c'est l'image qui est lourde, immobile, entêtée et c'est "moi" qui suis léger, divisé, dispersé

mon corps ne trouve jamais son degré zéro

un portrait peint si ressemblant soit-il n'est pas une photographie

une dissociation retorse de la conscience d'indentité

à qui appartient la photo ?

la photographie transformait le sujet en objet : devenir objet, cela faisait souffrir comme une opération chirurgicale. L'appuie-tête maintenait le corps dans son passage à l'immobilité

je ne cesse de m'imiter

je ne suis ni un sujet, ni un objet

je vis alors une micro-expérience de la mort, je deviens vraiment spectre

lutter pour que la photographie ne soit pas la Mort

il y a tant de lecture d'un même visage

la Mort en personne - l'Autre - me déproprient de moi-même

le bruit de l'appareil

la mécanique de précision : horloges à voir

Spectator

les photos ne sont que des "images"

la Photographie est un art peu sûr

agitation intérieure

aventure

telle photo m'advient, telle autre non

ils flottent entre le rivage de la perception, celui du signe et de celui de l'image

une animation : elle m'anime, c'est ce que fait tout aventure

cette difficulté à exister, qu'on appelle la banalité

je vois, je sens, donc je remarque, je regarde et je pense

dualité dans la photographie

studium (le gout pour quelqu'un) : il mobilise un demi-désir, un demi-vouloir, rencontrer les intentions du photographe car la culture est un contrat passé entre les créateurs et les consommateurs

ces marques, ces blessures sont des points : punctum, ce hasard

infra-savoir

première photo = même cadre, même perspective que peinture

la photographie a été, est encore tourmentée par le fantôme de la Peinture

le "pictorialisme" n'est qu'une exagération de ce que la Photo pense d'elle-même

la photographie touche à l'art par le Théâtre

le tableau perspectif, la Photographie et le Diorama : théâtre primitif

la Peinture : souvent reproduit un geste saisi au point de sa course où l'oeil normal ne peut l'immobiliser

l'objet parle, il induit, vaguement, à penser

18/06/2013

_ MEMOIRE _

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MEMOIRE_FINAL.pdf

06/06/2013

Deleuze

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Cette vidéo n'est autre qu'un enregistrement d'une conférence donnée par Gilles Deleuze (philosophe français) sur le cinéma. Il commence par nous parler d'idée, le cinéma ne serait rien d'autre qu'une "idée". Les idées en soi sont des événements rares, peu courant, il dit qu'elles sont des "potentiels engagés, inséparables de leur mode d'expression" Il nous dira par la suite que réfléchir sur le cinéma ne concerne pas seulement et forcément les philosophes. Il s'agit la d'un sujet pouvant mener a réflexion, cinéastes, critiques, ou n'importe qui aimant le cinéma. Pour lui le cinéma est un moyen d'inventer des blocs de mouvement du rythme. Quand à la philosophie il dit d'elle, qu'elle a "son propre contenu", il l'a dit "créative", "inventive" et "discipliné". Elle sert a créer ou inventer des concepts, "à fabriquer". Elle ne réfléchis pas mais essais d'inventer des concepts. Pour Deleuze un savant invente & créer tout autant qu'un artiste. Lorsqu'il parle du film de Bresson, Pickpocket il parle de "série de petits morceaux d'espaces visuels", il dit qu'il est le premier a faire de l'espace avec des petits morceaux. Il est vrai que le film de Bresson est très rythmé, le découpage des plans court et concis créé ce rythme.

Pickpocket, Robert Bresson

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BressonPickpocket01.jpg
Pickpocket est un film noir et blanc de 1959 tourné en pellicule, réalisé par Robert Bresson. Ce film raconte l'histoire d'un Pickpocket pris au piège dans ce vice, qui refuse de démarcher pour trouver un emploi, et qui se tiens a l'écart de sa mère, pourtant malade. Le personnage de Michel se trouve être mystérieux, discret et un peu malheureux. Il finira par se trouver pris au piège dans son délit et puni. Il accepte chaque chose qui lui arrive, sans se battre, sans se défendre, comme si tout ça devait arriver et qu'il le méritait entièrement. La première chose qui m'est apparu dans ce film, c'est la voix off qui est très présente, qui intervient comme une voix externe mais rattaché au personnage de Michel. Cette voix off commente ses actions, raconte l'histoire et les pensées de ce personnage qui est donc rattaché a deux voix, deux temps. Voix off (passive) et voix active. La deuxième chose serait les plans coupés qui suivent le personnage, un rythme est créé grâce à ses plans. Le personnage n'est jamais entièrement suivi dans son cheminement, par exemple dans les escaliers ont le voit entamer la montée puis à l'arriver en haut. Les événements de ce fait paraissent succincts et successifs. En parallèle, les plans sont souvent entrecouper de fondu, qui amène comme un signal du temps qui passe entre les scènes. On remarque aussi que les personnages sont limités, Il y a cinq personnages réellement important et utile dans cette histoire, et le dialogue est limité. Les phrases sont courtes, et les dialogues sont simples. On remarque de ce fait un rythme qui se créer au son de la voix. J'ai apprécié ce film, mais j'y ai trouvé des longueurs. Les jeux de rythme, la manière de filmer, le montage tout ces petits détails on un intérêt pour moi, mais le film, l'histoire en soi ne m'as pas interpellé de la même manière.

20/03/2013

Jean Marmaille. Delphine.

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J'ai décidé de parler de ce film, car c'est celui qui m'as le plus parlé même si nous l'avons vu en classe et que je ne l'ai pas vu au FIPA. Ce film m'as interpellé et m'as en quelque sorte touché. Ce film est un film autobiographique mettant en scène un père et sa fille dans leur maison de famille. Ce qui est pour moi le plus important et le plus touchant dans ce film c'est la manière dont ça a était filmé, le fait qu'on est l'impression que l'oeil derrière la caméra est a la fois proche et anonyme face a la famille. On sent cette proximité, on a l'impression que la caméra est fluide qu'elle peut suivre les moindres mouvement des personnages, avec aisance et facilité. Elle nous laisse entrevoir au coeur des personnages et de l'histoire. Le montage, la réalisation rien ne nous laisse penser que face à eux, face a cette discussion qui semble tellement intacte et véridique, il y ait plusieurs personne en train de gérer tout le futur de ce film (son, lumière, réalisation...)
C'est la qu'est toute la force pour moi, avoir réussi a rendre intense un film autobiographique. Avoir réussi à le rendre crédible, vivant et fort à la foi. Lui avoir donner le pouvoir de partager des émotions et de nous troubler. Rien que le fait que le film fasse diverger les avis du public est une preuve de son impact. Est-on trop dans l'intimité ? Est-ce normal de plonger le spectateur dans un tel malaise ? Ce malaise le rend-il plus ; intéressant ? Pour ma part, malgré ce malaise que l'on peut ressentir a l'égard de film, la force des sentiments qu'il provoque passe bien au delà. Certes on pourrait avoir l'impression que cela ne nous regarde pas, que nous sommes tels des voyeurs, ou qu'on nous met faces a des choses trop intimes pour être dévoilés. Mais c'est ce que je trouve beau dans l'image, et c'est ce qui pour moi est le plus important, arriver a transmettre des choses, et plus les choses parlent du vécu et plus elles viennent de nous plus fortes elles seront. Alors certes je comprend le malaise mais en même temps il est tellement faible face a la force des images et à leur sens, que je pense que l'ont peut en faire abstraction.
Une des scènes qui me plait le plus et peut-être l'une des premières lorsqu'elle commence a filmer son père, qu'elle lui explique un peu les règles du jeu. Surtout lorsqu'elle lui demande d'essayer de prendre le rôle de son grand-père, de penser a travers autrui, mais pas n'importe qui. Au travers d'un être cher, d'un être aimé, d'un parent. La est le défi, est-on réellement capable un jour de savoir ce que pensent de nous nos parents, se dit on réellement les choses...il est très dur de penser en se mettant à la place de. En sachant qu'il et déja difficile de penser en tant que soi directement. La est le défi, compter une histoire vu et interpréter d'une manière différente, par une personne forcément différente en quelque chose. Penser au travers de quelqu'un, c'est déjà penser a qui est cette personne et comment elle pensait ou elle pense encore. C'est imaginer, interpréter, et lorsque cette personne n'est autre qu'un parent très proche la difficulté est d'autant plus grande, car il se peut que ce soit eux qu'on connaissent le moins bien au final. Il n'est pas toujours facile de lire au travers des gens, surtout quand il nous arrange de les imaginer de tel ou tel manière.

Hans Richter, Rythm 21 & Rythm 23. Delphine.

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J'ai choisi ces films après avoir passé un petit moment sur ubuweb, a farfouiller. Cette notion de rythme m'as tout de suite intriguée.
Ce sont des films expérimentaux, qu'ils disait "abstraits" réalisés par Hans Richter, artiste Dadaiste, en 1921 et 1923. Je commencerais par vous parler de Rythm 21 : on y perçoit des carrés, rectangles, des panneaux noir & blanc qui s'anime en rythme. Dans ce film se mêlent mouvement, formes, géométriques, musiques, couleur (noir, blanc et nuances de gris). Cette vidéo n'est autre qu'une recherche sur le rythme, ici il nous transmet cette notion au travers du mouvement, et de l'animation de formes. Ce ne sont autres que des surfaces qui se déplacent, grossissent, réduisent et interfère les unes avec les autres.
Ensuite dans Rythm 23, qu'il réalisa deux ans plus tard, on remarquera un exercice similaire mais plus complexe. Il fait intervenir ici des diagonales et des bâtons qui se croisent...Le système aussi est d'autant différent il filme en fait les réflexions lumineuses que produisent les objets/formes.
Comme il l'as dit lui même, il cherchait à "articuler le temps à des vitesses et des rythmes variés". Chaque mouvement, chaque image était calculer en fonction du temps et du rythme.Parler du rythme, serait-ce donc aussi parler du temps ? Serait-ce une manière d'habiter le temps, de le rendre plus ou moins concret ou visuel ? Au final le temps nous pouvons le décompter, grâce au secondes, minutes, heures...mais le percoit-on vraiment ?
La est la question, et je pense qu'il ne faut pas s'y tromper, se sert-il du temps pour parler du rythme, ou se sert-il du rythme pour parler du temps ? Puisqu'au final le rythme n'est rien d'autres que l'articulation d'une unité de temps.
Personnellement j'y vois un peu comme une sorte de chorégraphie, des mouvements mis en musique. Il orchestre ici des formes géométriques par rapport à un rythme existant. Il créer un rythme sonore et visuel, une entité rythmique, un motif.

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